La justice américaine bloque les plus gros sites de poker

Depuis hier, lorsqu’on va sur les sites de poker tels PokerStars (www.pokerstars.com) ou FullTilt, c’est-à-dire les plus gros sites de poker en ligne au monde, on obtient une belle page d’erreur.

Plus de détails sur le site de pokernews, dans leur article “PokerStars.com et FullTilt.com bloqués par la justice américaine
Précision pour ceux qui disent “ha je savais que c’était truqué, on peut pas avoir confiance”, les charges qui sont retenues sont le blanchiment d’argent et les tentatives d’échapper au fisc américain, pas de triche contre les joueurs.
Enfin, petit détail rigolo : du fait de la législation française sur le poker, bin les sites en .fr, eux, marchent très bien, et on peut d’ailleurs toujours y jouer. Et vu que depuis cette législation, en tant que joueur français, on est obligé de jouer entre français (tant de chauvinisme quand même…), et bin l’impact sera nul pour nous, au moins pendant quelques temps. Bien sûr, si cette interdiction entraine une faillite des sites, y’aura forcément des répercutions.
C’est bien la première fois que cette réglementation française à un intérêt pour le joueurs français.

Mieux vaut être chanceux… c’est pas faux

“I’d rather be lucky than good”, “Je préfère être chanceux que bon”.

On entend souvent autour des tables de poker.

Perso, je suis assez “scientifique” (je crois plus aux formules de probabilités qu’à la chance), donc je préfèrerai être bon, mais il faut avouer que c’est psychologiquement plus facile d’être chanceux.
J’explique… avec 3 cas concrets.1er cas : j’organise un petit tournoi avec des amis a la maison. Je joue très agressif, gagne plusieurs pots d’affilé, et donc rapidement, mes amis ne veulent plus me croire et veulent me reprendre les jetons que je leur ai “volé”… Et là, j’ouvre AA (houuu bonheur)… profitant de mon image très large, je relance tranquillement. Le joueur à ma droite me sur-relance, j’en profite pour rapidement partir à tapis. Mon plan se déroule sans accros et je suis rapidement suivi… par AK. Situation idéale, surtout qu’en plus je bloque une couleur. Le tableau : J57-Q-10… bordel, il vient de se taper une suite et me craque mes As!! Avec AK ! Je me retrouve avec un short stack et saute rapidement quelques mains plus tard. J’ai été vérifier sur un calculateur de côtes : 95% favori, 1 chance sur 20 de perdre.2eme cas : Cash Game a l’ACF, une de mes premières parties en cercle, je suis sur une table à 50 très serrée, j’en profite pour voler quelques coups et monte rapidement à 150 euros. Arrivent 3 joueurs, je sens qu’ils sont plutôt des habitués et au bout de quelques coups, ils semblent largement plus agressifs que les autres joueurs, et beaucoup plus gamblers. J’hésite à partir (et forcément, je ne le fait pas). J’ouvre AA en big blind… relance à ma gauche à 13, suivi une fois, suivi 2 fois, sur-relance à 35! Bon, avec mes As, je peux relancer et afficher ma main ou suivre et risquer d’être suivi par 2 joueurs, ce qui ne me plait guère… avec 70 euros dans le pot, je serai très content de les prendre tout de suite et d’éviter d’avoir une décision sur un flop bizarre, donc tapis. J’ai pas joué de main depuis 2 tours, donc tout le monde sait que j’ai 2 As, allez 2 rois minimum. Le premier relanceur se couche, le 1er suiveur couché… le 2eme se pose une question, le surrelanceur affiche le fait qu’il va se coucher. donc il ne reste que le 2eme suiveur. au bout de 2 minutes, le mec suit. Le tableau tombe 57J-3-10, j montre mes As, il montre 7-10 pour 2 paires et me craque mes As.

Alors sur ces 2 cas, on a beau se dire “je ne pouvais pas mieux jouer mes As”, “En suivant ils me donne de l’argent”… bin j’ai quand même perdu un tournoi dans un cas et 150 euros dans l’autre.
Alors que, et j’en viens à mon troisième cas… lors d’un tournoi chez un ami, je pars à tapis environ 5-6 fois, et à chaque fois avec des mains dominées (A10 contre AJ, middle paire contre double paire, A9 contre AQ…) et à chaque fois je gagne ou partage le pot. Au final je gagne le tournoi, de toutes façon avec la chance que j’ai eu, même Ivey ne m’aurait pas battu.
Et bin, bizarrement se dire “j’ai super mal joué, mais j’ai gagné”, c’est vachement moins dur à assumer que “j’ai bien joué mais j’ai perdu”.

Donc, je préfère être bon… mais quand même, être chanceux, c’est juste bien.